Des logements décents
Pour les familles réfugiées

En Ouganda, plus de 1,6 millions de personnes – issues principalement de la RDC et du Soudan du Sud – trouvent refuge grâce à une politique d’accueil unique en Afrique : le gouvernement leur accorde des droits fondamentaux, comme la liberté de travailler, d’étudier et de bénéficier d’un logement. Cependant, l’afflux constant de réfugiés met à rude épreuve les ressources dans les camps, tels que celui de Kyaka II, qui peinent à répondre aux besoins de logements et de conditions de vie dignes.
C’est dans ce contexte qu’ADRA a lancé en 2024 un projet pour offrir aux familles réfugiées un toit solide, des latrines et un espace pour cultiver. En leur fournissant des logements décents, ce projet leur offre bien plus qu’un simple abri : il leur donne la possibilité de reconstruire leur vie en toute sécurité et de rêver à un avenir meilleur.



L’ESPOIR D’UN LOGEMENT SÛR ET DURABLE

ADRA met tout en œuvre pour améliorer les conditions de vie
des réfugiés du camp de Kyaka II en Ouganda. Grâce à notre projet de construction de logements décents, 100 ménages recevront une maison, des installations sanitaires et un espace pour cultiver un jardin potager ou un verger.
Pour les familles ayant fui la violence ou la guerre dans leur pays d’origine, une maison avec un toit solide et résistant à la pluie, quatre murs et une porte qu’ils peuvent fermer est à la fois synonyme de protection et d’espoir pour un nouveau départ. La maison fournie par ADRA leur sert de protection contre la chaleur tropicale, le temps pluvieux, les vols, etc. De plus, des conditions de logement et d’hygiène décentes permettent de libérer du temps pour les familles. Elles peuvent cultiver leurs terres, réfléchir à des opportunités de revenus, etc.



Marco est un réfugié du Rwanda. Après avoir perdu sa femme et leurs deux enfants suite au conflit ethnique dans son pays, il a trouvé refuge en Ouganda. Traumatisé et n’ayant pas d’endroit où vivre, les nuits froides et solitaires ont failli lui coûter la vie. « J’étais sur le point de mourir de froid dans l’abri temporaire pendant les fortes pluies », explique Marco. « Ce n’est en rien comparable à ce que je vis aujourd’hui. La maison d’ADRA a un toit en métal, une serrure sur la porte et beaucoup d’espace pour vivre. Mon espoir pour l’avenir est que je n’aurai plus à vivre seul ici », conclut-il.


Veronica n’a pas eu d’autre choix que de fuir la RDC avec ses trois enfants. « Nous avons été poursuivis par les rebelles jusqu’à la frontière entre la RDC et l’Ouganda. Ce n’est qu’après avoir franchi la frontière que j’ai pu enfin respirer à nouveau », raconte Veronica. Comme d’autres réfugiés, la famille a reçu un petit terrain et a dû installer un abri temporaire fait de bâches, de boue et de branches. Il n’était ni assez grand ni assez sûr pour assurer la protection de la famille. Lors d’une tempête, il a été détruit par de fortes pluies et suite à cela, la famille a été sélectionnée pour le projet d’ADRA et a reçu une maison. « Je suis très reconnaissante de ne plus avoir à m’inquiéter pour ma sécurité et celle de mes enfants », conclut Veronica.


