le relèvement socio-économique

des femmes rizicultrices de Kinshasa

Kinshasa fait face à une pauvreté importante, un chômage élevé et des infrastructures insuffisantes. Dans le quartier de Kingabwa, les rizicultrices peinent à développer leurs activités en raison du manque de formation et d’infrastructures adaptées. En réponse à cette situation, ADRA a lancé en 2024 un projet pour augmenter les revenus des femmes rizicultrices de Kingabwa, en améliorant la production et la commercialisation du riz naturel ainsi que leurs conditions de travail.

En RDC, la riziculture est une source importante de revenus, mais les rendements sont insuffisants pour satisfaire la demande croissante en raison de la qualité médiocre des semences, du non-respect des calendriers agricoles et de problèmes phytosanitaires (insectes, parasites, sécheresse, etc.). Les femmes représentent environ 62 % de la population active et sont majoritairement engagées dans l’agriculture, mais elles gagnent moins que les hommes et possèdent moins d’actifs, freinant ainsi leur indépendance économique. À Kingabwa, les rizicultrices qui produisent du riz naturel font face à des difficultés de transport entre leurs domiciles et les rizières, entraînant une perte de temps significative. De plus, l’absence de machines et d’infrastructures adéquates entraîne des pertes post-récolte considérables. En 2024, pour répondre à ces défis, nous avons lancé un projet visant à augmenter les revenus des femmes rizicultrices, avec le soutien de la Ville de Bruxelles. Le projet se concentre sur le renforcement de la production et de la commercialisation du riz naturel. Il inclut des formations sur les techniques agricoles, l’entrepreneuriat et la gestion et améliore les infrastructures et le transport. Grâce à ce projet, 50 femmes ont renforcé leurs compétences et leur productivité. Une décortiqueuse a été installée. Elle réduit le temps de traitement, facilite l’accès au marché et contribue ainsi à augmenter leurs revenus et leur autonomie financière.

« Les notions apprises pendant la formation (comment préparer une pépinière et conduire le champ rizicole jusqu’à la récolte) ont amélioré notre façon de travailler et notre production. Aujourd’hui, nous savons comment respecter la quantité du riz à mettre dans la pépinière, l’écartement entre les plants, comment et quand récolter le riz, etc.»
Nelly
bénéficiaire 2024
« Nous avons appris à tenir un livre de caisse et une fiche de stock. Nous savons aujourd’hui si nous gagnons ou perdons de l’argent avec nos activités. Nous sommes en mesure de mieux suivre nos productions et nos ventes et de mieux calculer nos bénéfices. »
Josée
bénéficiaire 2024
« Avant, nous jetions les résidus de nos récoltes. Aujourd’hui, nous avons appris à les transformer en fertilisant naturel. Nous améliorons ainsi notre rendement, faisons davantage face aux besoins de nos familles et contribuons à la survie de notre association. »
Marie
bénéficiaire 2024
« Après la culture du riz, nous faisons également un peu de maraichage. Cela nous permet d’avoir suffisamment de légumes pour nourrir nos familles. Nous pouvons aussi vendre une partie de notre production et développons des stratégies de vente en parlant de nos produits à nos voisins. »
Carmen
bénéficiaire 2024

RENCONTRE À KINSHASA : L’ENGAGEMENT BRUXELLOIS EN ACTION

Le 10 septembre 2024, Sophie Willaumez, attachée au Service public régional de Bruxelles, s’est rendue sur le terrain à Kinshasa pour rencontrer les équipes (ADRA et CADeF) et les bénéficiaires. Cette journée était une occasion unique de montrer à l’un de nos principaux bailleurs en RD Congo l’impact de leur soutien dans 3 de nos projets de développement durable depuis 2021.

Cette journée a permis aux représentants belges, aux équipes et à une cinquantaine de bénéficiaires du projet d’échanger sur les changements dans les techniques de travail et de production, le style de vie et la cohésion au sein de l’association.

« Après avoir suivi plusieurs formations en coupe et couture, entrepreneuriat et marketing, j’ai reçu une machine à coudre de la part d’ADRA. J’ai pu ensuite m’acheter une autre machine à coudre grâce au revenu généré par mes activités.»
Chantal
bénéficiaire du projet de formation en coupe et couture d’ADRA en 2022-2023
«Grâce au micro-crédit reçu par ADRA en 2021, j’ai pu m’acheter une moto taxi. Ensuite, grâce aux revenus générés, j’ai pu m’acheter deux autres motos. Récemment, j’ai aussi lancé un petit commerce où mon épouse est vendeuse. Cela a énormément augmenté nos revenus.»
Bonis
bénéficiaire du projet de micro-crédits d’ADRA en 2021-2022

Offrez l’opportunité aux femmes de développer des activités durables pour elles et leurs familles.

Avec RD CONGO en communication